FE-VE

Les constructeurs français de stations d’épuration par macrophytes ont créé en 2016 la Fédération professionnelle des entreprises du secteur de l’Epuration VEgétalisée-FE-VE.

Objectifs : valoriser les compétences et la capacité d’innovation, promouvoir la spécificité et l’excellence de la profession, mise en place d’un label avec des conditions précises d’attribution, valoriser le savoir-faire français à l’international.

Site internet FE-VE

AERATION FORCEE

Le principe d’aération forcée consiste à booster l’oxygénation en injectant de l’air, donc de l’oxygène, au sein du massif filtrant par l’un ou l’autre des dispositifs mis au point et déposés par les constructeurs spécialisés.

Objectifs : améliorer la qualité en sortie et/ou réduire les surfaces de filtration ; étendre le territoire du procédé du côté des milieux récepteurs sensibles et des sites exigus.

Plusieurs dizaines d’applications aux Etats-Unis et au Royaume Uni et quelques-unes en France : stations d’épuration communales de Tarcenay dans le Doubs (1400 EH), Roumens en Haute-Garonne (830 Eh), Vaux-Rouillac en Charente, etc.

UNE STATION FPR XXL

Exemple d’exportation de la filière française : la station d’épuration de la ville d’Orhei en Moldavie

Capacité nominale : 2100 à 2700 m3/jour et 1200 kg DBO5/jour soit 20 000 Eh environ (extensible à 35 000 Eh, 6000 m3/jour)
Filière : quatre lignes parallèles identiques de deux étages chacune dimensionnées selon la configuration française développée par IRSTEA
Surface de filtres : 35 000 m2 (18 000 m2 de filtres primaires + 17 000 m2 de filtres secondaires)
Emprise générale : 5 ha
Mise en service : 2013

Conditions hivernales très pénalisantes : températures souvent < -20°C, T mini -27°C à 7h, couverture de glace et de neige sur les bassins pendant plusieurs semaines
Rendements moyens sur les deux premières années de fonctionnement : 86% en DBO5 et DCO, 96% en MES, 66% en NTK, avec des charges entrantes très inférieures aux valeurs nominales (50 % en débit, 20 % en DCO).

LA LOI NOTRe

Histoires d’eau s’inscrit dans le contexte compliqué de l’abandon de la compétence communale sur l’eau.

Les 34 000 petites et moyennes communes de France donnent depuis un demi-siècle une image de mobilisation et d’efficacité dans le combat pour le rétablissement de la qualité des cours d’eau. En collaboration avec les agences de l’eau, les DDT, les SATESE, l’IRSTEA… Avec un score globalement remarquable : les stations d’épuration non conformes à la Directive Cadre sur l’Eau-DCE sont passées en quelques années d’un millier à une centaine, moins d’un pourcent du parc national (chiffres 2009).

Il reste, outre la résorption des « points noirs », à entretenir et moderniser les ouvrages, intégrer les innovations de l’épuration extensive, prévoir et organiser leur remplacement progressif, dans des conditions économiques difficiles : montée des coûts, descente des subventions, fléchissement des revenus des abonnés. Dans le cadre inquiétant de la disparition des communes votée en 2015 avec le troisième volet de loi de réforme de la décentralisation.

Voir l’annexe sur la loi NOTRe dans Histoires d’eau