Le bourg de Creissan en pays bitterois

Station d’épuration FPR de 2000/3000 Eh (2000 Eh au départ, extensible à 3000 Eh) pour la commune de Creissan dans l’Hérault

Mise en service en 2006

Une cruche par maison

La question de l’eau ne se posait pas aux premiers habitants du village de Creissan dans le vignoble bitterrois : ils n’étaient qu’une poignée et les ruisseaux étaient plus limpides en l’absence d’égout, d’engrais et de pesticides. La population est restée constante tout au long de l’Ancien Régime (67 feux en 1709, 67 encore en 1762, 62 en 1774, 52 feux et 250 habitants en 1789) et tout allait pour le mieux, côté eau. La Révolution transforma la paroisse en commune, l’essor de la viticulture doubla le nombre des habitants (250 habitants en 1789, 580 en 1901) et tout allait bien encore. L’eau n’était pas plus abondante mais elle était partagée équitablement, comme l’indique cet arrêté municipal de 1839 :

  • Art 1. La source de la Fontaine sera ouverte une heure le matin, une heure à dîner, une heure à souper.
  • Art 2. Tous les habitants auront droit à une cruche par maison à chacune des trois heures où le puits sera ouvert.
  • Art 3. Tous ceux qui seront pris à prendre 2 cruches auront une amende de 25 centimes, doublée puis triplée en cas de récidive.
  • Art 4 et dernier. Le présent arrêté tiendra lieu de loi pendant tout le temps de la sécheresse.

CAPACITE REELLE VERSUS CAPACITE NOMINALE
Particularité de l’épuration extensive : si elle est bien conçue et bien réalisée, la station aura une capacité réelle supérieure à sa capacité « nominale » c’est-à-dire affichée, officielle. Pourquoi ? Parce que l’administration impose, avec raison, de respecter les règles de dimensionnement établies au moment de la mise au point expérimentale des procédés, avant que le suivi des premières réalisations ne révèle les performances réelles, avant les perfectionnements apportés par les constructeurs, avant…

DDAF, DDE, DDT, SATESE, IRSTEA   

… Il faut saluer l’efficacité sur un demi-siècle de services publics décimés par l’avènement de l’ère libérale. … L’Etat a suscité en son sein, dans le domaine de l’eau et dans la seconde moitié du 20ème siècle, des équipes remarquables qui sont à l’origine d’un savoir-faire national de haut niveau. On pense aux services techniques des DDAF et plus tard des conseils généraux mais aussi aux compagnies d’aménagement, aux agences de l’eau, au Cemagref et son successeur l’IRSTEA, aux SATESE bien sûr. …

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